Mon petit marathon de l’espoir

Le jour est arrivé … Oui, vous saviez que ça pouvait arriver mais je suis encore sous le choc … Alors voilà .. Je suis inscrite à un marathon …! ACK! Je sais ce que vous pensez … Nicole, te rends-tu bien compte, il s’agit  … d’exercice???

Oui, je le sais.

Nicole, vous répétez (en fait, je peux vous entendre), te rends-tu compte qu’il s’agit d’exercice intense, avec la possibilité de transpirer et d’être essoufflée ?

Oui, je répète résolument, je le sais.

Genre, dans la nature? Vous continuez, étonné par ma persévérance. Dehors? Bravant les conditions météorologiques extrêmes et les animaux sauvages?

Oui, je répète, la tête haute. Je vais le faire pour La Cause.

Hé, attendez une minute. Quels animaux sauvages? Quelle nature? Qui a parlé de la nature? Ah oui, sur le site il y avait des photos du parcours, et c’est vrai que ça ressemblait vaguement à  un étroit sentier à travers la forêt, avec peut-être des collines et des vallées …

ACK!!! Suis-je dingue?

Eh bien oui, peut-être que je le suis. Mais je vais faire le FORCEthon, un marathon de 11 km, organisé par la fondation FORCE, notre fondation locale pour la recherche contre le cancer infantile. (http://www.force-fondation.ch/)

La somme d’argent engrangée par mon humble marche/randonnée / rampe à travers les bois, les collines et les vallées, et ma lutte avec les bêtes sauvages, ira pour la recherche qui est indispensable pour guérir certains des enfants que nous avons rencontrés tout au long de notre voyage dans le monde du cancer.

Hé, ne soyez pas si inquiets! Je peux le faire! Ce ne sont que 11 kilomètres, ça ne peut pas être si terrible !? (Comment? Tu dis que c’est près de 7 miles??? Tu te moques de moi ou quoi???!)

N’oubliez pas que je suis canadienne. Notre modèle est  Terry Fox. Comment ne pas vouloir déplacer des montagnes quand nous avons un véritable héros canadien pour nous guider?

Pour ceux qui ne le connaissent pas, voici un peu d’histoire canadienne.

Vous vous demandez d’où vient  l’idée de faire un marathon pour le cancer?

En 1977, Terry Fox était un jeune homme de 19 ans, en pleine forme et actif, lorsqu’une douleur persistante au genou l’a envoyé chez le médecin. Le diagnostic allait changer sa vie, celle de sa famille et, par conséquence, celle de tout le monde: l’ostéosarcome, une forme grave de cancer des os.

Sa jambe a été amputée. Il a eu 16 mois de chimiothérapie intensive et on lui a dit que ses chances de survie n’étaient que de 50%. Et, lorsqu’il s’est rendu compte de la somme dérisoire consacrée à la recherche pour le cancer il s’est mis en colère. D’autant plus qu’autour de lui d’autres malades perdaient leurs batailles.

Une personne peut faire la différence. 

Terry n’a pas baissé les bras. Malgré sa prothèse, qui le faisait courir d’une manière inhabituelle, (je vous mets au défi de me trouver un seul Canadien qui ne sait pas exactement à quoi il ressemblait quand il courait), il a décidé de se lancer dans une aventure ambitieuse. Une aventure folle. Une aventure pendant laquelle il a bravé les éléments et les forces de la nature (les Terre-neuviens), il s’est retrouvé face à des bêtes sauvages (les chauffeurs québécois) et toutes sortes de conditions météorologiques.

Terry a décidé de faire un marathon tout seul et a demandé à chaque Canadien de lui verser un dollar, dollar qu’il donnerait pour financer la recherche contre le cancer. Seulement un dollar. Si chaque Canadien (ils étaient 24 millions à l’époque) lui  donnait un dollar, pensez aux avancées scientifiques potentielles.

Mais le marathon devait être énorme. Il devait être long, genre vraiment long, eh ? (Le « eh », c’est pour l’authenticité canadienne).

Il a donc décidé de traverser le Canada.

Ouais, c’est ça. 8000 km. Cinq MILLE miles. Mes 11km à côté sont presque ridicules. Et j’ai mes deux jambes ! Pour donner une idée à mes amis suisses de la taille du Canada : vous pourriez balancer toute la Suisse dans un des lacs du centre du pays, le lac Huron par exemple, et il rentrerait facilement (peut-être que les montagnes dépasseraient un peu).

Il a commencé par tremper sa prothèse dans l’océan Atlantique, au large de l’île de Terre-Neuve, et a pris la route. Il a subi des vents violents, de fortes pluies et une tempête de neige. Dans un premier temps, pas grand monde s’y intéressait, mais une fois qu’il eut atteint l’autre côté de Terre-Neuve, les gens ont commencé à y prêter attention. La ville de Port-O-Basque lui a offert un chèque de 10.000 $, un don d’un dollar par habitant.  Trois mois plus tard, au moment où il arrivait à Toronto, tout le monde savait qui était Terry Fox. Certaines compagnies ont eu l’idée de parrainer chaque mile couru (idée accrocheuse!). Les gens bordaient la route pour le voir passer.

Il avait rencontré le Premier ministre, avait rallié les Canadiens à une cause et nous avait fait croire que chacun d’entre nous pouvait faire la différence.

Il a traversé plus de la moitié du Canada, 5300 kilomètres pendant 143 jours. Puis… la fatigue .Fin août, il était épuisé avant même de commencer sa journée de course. Le 1er septembre, près de Thunder Bay, il a été obligé de s’arrêter après une quinte de toux intense et des douleurs dans la poitrine. Sans savoir vraiment quoi faire, il a repris sa course sous les encouragements de la foule.  Quelques miles plus loin, le souffle court et une douleur thoracique persistante, il a demandé à être conduit à l’hôpital.

Le cancer était de retour.

Terry n’a pas fini sa course, mais les gens ont continué à donner et, avant que le cancer ne prenne sa vie, l’objectif de 1 $ pour chaque Canadien avait été atteint.

J’avais 12 ans quand Terry a fait sa course. Je me souviens de l’excitation. L’énergie ressentie à l’idée que nous pouvions faire la différence. Quelques années plus tard, le cancer a pris ma grand-mère. Il y avait encore si peu de connaissances, si peu de progrès. Mais, les récoltes de fonds ont continué,  des marathons ont été organisés partout dans le monde (le Marathon Terry Fox de l’Espoir a lieu dans plus de 60 pays actuellement) et la recherche avance. Ma mère a été diagnostiquée avec un cancer à un stade avancé, moins de 20 ans après la mort de Terry, et elle  est toujours parmi nous, grâce à un nouveau médicament.

Je suis en aucun cas aussi glamour, héroïque  ou sportive que Terry Fox, mais son message est clair: nous pouvons tous participer. Me voilà donc partie, le 10 Novembre. Ce ne sont que 11km , ça ne peut pas être si terrible !? En plus, ils ont des stands de ravitaillement sur le parcours, où ils servent de l’eau et de jus … Je me demande quelles sont les chances d’avoir un verre de vin?

Et OUI! Vous pouvez me parrainer! Vous décidez d’un montant par kilomètre (ne vous inquiétez pas, il y a seulement 11km, donc pas trop de risque de se ruiner! Par contre, de me briser le dos, si …) ou d’un montant fixe pour tout le parcours.

Et si chaque Suisse donnait 1 franc?

Envoyez-moi un mail à Nicole@scobie.ch si vous souhaitez me parrainer. Ou vous pouvez faire un don sur mon compte postal 30-604575-9 RPC (ce compte est uniquement pour la collecte de fonds). Tous les profits iront à la fondation FORCE (http://www.force-fondation.ch/).

Et si vous souhaitez vous joindre à moi ce jour-là, vous pouvez toujours vous inscrire sur le site internet de la fondation FORCE!

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Une réflexion au sujet de « Mon petit marathon de l’espoir »

  1. très belle initiative, l’essentiel est de participé je sais que vous redoublerez d’effort pour faire le plus de km possible … que vous y arrivez ou non ce qui compte c’est d’avoir été là …
    Milles bises
    Stéphanie maman de Louna et Adam

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